Le soutien aux groupements

Grâce à l’initiative des nombreuses ONG présentes au burkina, des groupements coopératifs de femmes et de personnes nécessiteuses se développent depuis quelques années. Ces groupements artisanaux leur permettent dorénavant de prétendre à des revenus autonomes et des accès facilités aux crédits. Au Burkina, l’éducation des enfants incombe aux mères. Et à elles seules – Aux femmes de pourvoir à l’alimentation, l’habillement, les frais de scolarité, les frais de santé de leur progéniture. En soutenant ces groupements coopératifs, DSA permet d’améliorer les conditions de vie de ces mères et de leurs enfants, ce qui contribue, aussi, à faire reculer l’apparition du Noma.

DSA soutient plusieurs de ces groupements sur Ouagadougou et Ouahigouya.

Le groupement de femmes GISÈLE KAMBOU

Créé en 2000 à Ouagadougou pour le bien-être des femmes et contre les mutilations génitales, ce groupement est un centre d’accueil où les femmes et leurs enfants peuvent être reçues, écoutées, soignées par des professionnels de la santé… et peuvent être prise en charge ou orientées vers divers spécialistes. Chaque année nous faisons en sorte de leur apporter des machines à coudre mécaniques, ce qui leur permet d’améliorer leurs conditions de travail et leur productivité et leur achetons régulièrement tissus, sacs et bijoux.

Le groupement d’handicapés de Ouahigouya

Nous achetons, dans le cadre du commerce équitable, les produits de maroquinerie artisanaux que les membres des groupements fabriquent. Cette petite dizaine d’hommes, tous mutilés de naissance ou par accident, fabriquent à même le sol, de beaux objets en cuir tels que boîtes, sandales, plateaux…
Avec cette activité artisanale ils pourvoient eux mêmes au mieux être de la famille.

DSA revend leurs objets de cuir en France sur le stand de l’association ( marchés de Noël, expositions diverses, manifestations publiques etc) et les bénéfices réalisés sont entièrement réinvestis dans les actions menées.

L’Association VIE MEILLEURE de Ouahigouya

Les rues de Ouahigouya sont dans un état pitoyable. Recouvertes d’immondices et détritus de toutes sortes car aucun service de propreté n’existe ici – Les déchets plastiques envahissent le sol et jonchent les rues de terre rouge.

Le travail des femmes de l’association Vie meilleure est incroyable d’ingéniosité, d’altruisme et de citoyenneté… Une fois encore, l’Afrique nous démontre qu’avec peu… on peut faire beaucoup !

La mission des femmes de Vie Meilleure ? Réduire les nuisances dues à la pollution environnante en la transformant en produits artisanaux ! et elles y parviennent !
C’est ainsi que sans relâche, elle ramassent, trient, lavent, découpent, tissent les sachets plastiques qui jonchent le sol de Ouahigouya… pour en faire de superbes sacs à mains, cabas, trousses de toilette et porte-monnaie ! Une fantastique initiative de ces femmes qui contribuent ainsi à la sauvegarde et l’amélioration de leur environnement !
L’action menée par VIE MEILLEURE est un VÉRITABLE enjeu de santé publique car les enfants et les animaux ingèrent ces sacs en plastique. Non seulement ces femmes transforment cette pollution en une source de revenus, mais elles contribuent chaque jour à améliorer le quotidien de toute la communauté.

La Savonnerie du Centre de Formation de Basnéré à Ouhigouya

Fondée à l’initiative de l’UNICEF dans le but d’aider les femmes à améliorer leurs conditions de vie et leurs conditions d’hygiène, cette coopérative est exemplaire parce qu’elle fonctionne avec une organisation du travail fondée sur la solidarité entre les femmes qui en sont membres. Le centre de Basnéré est un centre de formation et de production artisanale. Il bénéficie aux femmes de toute la région et au delà. Il emploie cent trente personnes. Il en forme davantage chaque année dans quatre domaines d’activité. Il achète et transforme en savons, fruits ou légumes séchés et tissages, divers produits de cueillette ou de culture. Comme tous les groupements Naam, ce centre est autonome dans sa gestion financière et administrative. Les femmes qui y travaillent participent à la prise de décision, sont à l’initiative des projets de développement et reçoivent une assistance de la Fédération dans le domaine financier (crédits) et technique (équipement et formation). Aujourd’hui le centre forme autour de deux cents femmes par an tant dans la savonnerie artisanale que les activités de teinture, couture et tissage. Outre les emplois créés à Basnéré et les activités induites localement suite aux formations, le centre transforme aujourd’hui toute une gamme de produits de collecte de plus d’un millier de femmes : karité, neem, dattier du désert (balanites), sésame, etc. C’est grâce à cette avancée économique que la position de la femme est progressivement renforcée au sein de la famille. Mieux considérées, elles participent davantage aux prises de décision.