Le noma, une forme de gangrène foudroyante

Cette maladie débute au niveau des gencives et s’étend aux lèvres et à la joue puis atteint les muscles sous-jacents en laissant apparaître les os. D’origine infectieuse, elle touche principalement les enfants en bas âge avec comme facteurs prédominants le manque d’hygiène et la malnutrition.

On estime à 500 000 le nombre d’enfants touchés dans le monde annuellement. En comparaison l’OMS recensait 225 000 cas de lèpre dans le monde en 2007.

Cette affection, dont le taux de mortalité peut atteindre 80% si une antibiothérapie n’est pas mise en place rapidement, laisse de lourdes séquelles fonctionnelles, esthétiques et psychologiques.

Son nom « Noma » vient du grec « nomen » qui signifie « dévorer ».
On l’appelle aussi le visage de la pauvreté.

Le noma touche les pays les plus pauvres, en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud. On ne connaît pas vraiment la cause exacte de cette maladie, mais il s’agirait d’une bactérie, qui s’attaque aux enfants atteints de malnutrition sévère et âgés de deux à cinq ans, vivant dans des conditions insalubres. Elle est souvent précédée d’autres affections, telles que la rougeole, la tuberculose ou l’immunodéficience.

Environ 80 % des enfants atteints de noma meurent en l’espace de quelques semaines, ce qui laisse penser que le nombre de cas signalés ne serait en fait que la partie émergée de l’iceberg. Une chose est sûre, l’anémie, le manque d’accès à l’eau potable pour boire et se laver, et le manque d’éducation sont autant de facteurs qui favorisent son développement. Pour soigner le noma, on administre un traitement de 3 semaines à base d’antibiotiques courants, tels que l’amoxicilline ou le métronidazole ; malheureusement, très peu d’enfants qui contractent cette maladie ont accès à des soins de santé, même les plus élémentaires.

Le meilleur moyen pour l’éviter ? la prévention : se laver les dents et les mains suffisent à éviter la maladie. Des gestes simples, tellement dérisoires pour nous, Occidentaux, et qui, pourtant, peuvent changer la destinée de beaucoup d’enfants.